Une femme aux manettes

Marie-Eve Rothan est la nouvelle, et la première, proviseure du lycée Marc-Bloch.

POUR LA PREMIÈRE FOIS depuis sa construction en 1990, la direction du lycée Marc Bloch de Bischheim est assurée par une femme. Marie-Eve Rothan a succédé à Pascal Freund après avoir été durant cinq ans proviseure du lycée français de Nairobi, au Kenya, puis à nouveau pendant cinq ans proviseure du lycée français de Diego-Suarez, à Madagascar.

Son retour en France est aussi un retour aux sources. Marie-Eve Rothan est alsacienne. Ellej a fait ses études d’anglais et de sciences de l’éducation à Strasbourg.

Conseillère principale d’éducation, puis proviseure adjointe au collège Jacques-Twinger à Koenigshoffen, elle a ensuite été proviseure adjointe au lycée Couffignal à la Meinau puis au lycée Heinrich à Haguenau. C’est donc armée d’une solide expérience qu’elle prend son poste à Bischheim.

Marie-Eve Rothan souligne toutefois qu’elle a bénéficié d’une «vraie passation de service» qui a grandement facilité sa réacclimatation. Les établissements qu’elle a gérés au Kenya et à Madagascar n’avaient pas, et de loin, la taille du lycée bischheimois. Leur fonctionnement était êgalement très différent.

À Bîschheim, l’ancien proviseur a pris le temps de lui passer le relais et Marie-Eve Rothan a pu compter sur l’équipe en place. Même impression fortement positive avec les enseignants. Le lycée Marc-Bloch est «un établissement qui fonctionne bien avec des équipes qui tournent» constate Marie-Eve Rothan. Avec un travail qui porte ses fruits.

Le lycée Marc-Bloch comprend 34 classes, 12 secondes, 11 premières et 11 terminales, pour un effectif total de 1 160 élèves. Soit «presque 35 élèves par

classe, comme dans le reste de l’académie». Les élèves viennent de Schiltigheim, Bischheim, Hoenheim, la Robertsau, Souffelweÿersheim et La Wantzenau. «L’établissement recrute dans quatre établissements situés en zone sensible, ce qui a un impact sur la population accueillie mais qui n’est, finalement, pas un handicap» explique Marie-Eve Rothan. En effet, «les résultats sont très bons, identiques voire légèrement supérieures à la moyenne académique».

Féminiser la filière STI2D

«Beaucoup de choses sont faites pour individualiser les parcours», apprécie la proviseure. Ses projets pour son nouveau lycée ? Marie-Erre Rothan veut féminiser la filière STI2D, Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable. «Il faut dépasser le préjugé lié à l’idée que l’on se fait du travail technique. On est sur de la technologie de pointe».

Un bac techno ouvre bien des portes. Aucune raison que les demoiselles se privent de ces opportunités.

SOW

Article paru dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 8 septembre 2013.